(Stéphane Barthod le 01/05/2016)

On le connaît depuis longtemps comme brillant sideman, aux côtés de Pat Metheny, Paul Motian et bien d’autres encore. Chris Potter est également un leader éclairé, et c’est avec son propre quartet, sa formule de prédilection, qu’il joue ce soir. En attendant le début du concert, on se remémore avec plaisir ses différents passages à Jazz sous les Pommiers, aux côtés de Dave Holland notamment, mais aussi sous son nom en 2003.

Chris Potter © Stéphane Barthod

Chris Potter © Stéphane Barthod

Avec un démarrage tout en énergie, le saxophoniste nous offre ce soir une musique incandescente, puissante et jouissive. Que ce soit au soprano, au ténor ou à la clarinette basse, ses solos sont en permanence riches, inspirés et inventifs, soutenus par le drumming redoutable d’efficacité de Marcus Gilmore, dont le jeu fin et puissant reste toujours aussi impressionnant. À plusieurs occasions, Potter part d’un sample qu’il manipule, triture, dont il joue en guise d’introduction pour le titre suivant, notamment pour une composition aux parfums d’Afrique qui commence au son d’une kalimba. Virtuose sans ostentation, le saxophoniste s’affirme depuis quelques années comme un des maîtres de sa génération, une réputation qui ne sera pas démentie par cette prestation.

Joe Martin © Stéphane Barthod

Joe Martin © Stéphane Barthod

Marcus Gilmore © Stéphane Barthod

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Pablo Held © Stéphane Barthod

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