(Stéphane Barthod le 05/05/2016)

Pour la quatrième fois déjà, Dee Dee Bridgewater nous fait le plaisir de venir à Jazz sous les Pommiers. C’est avec le trompettiste de la Nouvelle-Orléans Irvin Mayfield qu’elle nous revient pour un double concert : la séance initialement prévue à 20h15 ayant affiché rapidement complet, elle a accepté de jouer également à 18h00.

Dee Dee Bridgewater et Irvin Mayfield © Stéphane Barthod

Dee Dee Bridgewater et Irvin Mayfield © Stéphane Barthod

En ouverture, comme sur son album « Dee Dee’s Feathers », elle reprend « One Fine Thing » d’Harry Connick Jr. La chanteuse, comme à son habitude, donne de sa personne avec une grande générosité et nous fera passer du rire aux larmes tout au long de la soirée. Chris Marker définissait l’humour comme étant la politesse du désespoir : Dee Dee Bridgewater illustre bien cet aphorisme. Pour le deuxième titre, « Come Sunday », la chanson que Mahalia Jackson interprétait sur l’album « Black, Brown & Beige » de Duke Ellington, gagne ici en légèreté sans perdre de sa profondeur. Reprenant ensuite « Basin Street Blues », Dee Dee Bridgewater nous offre une tendre imitation de Louis Armstrong. Au fil des chansons, le swing est toujours présent et, en filigrane, se dessine un bel hommage à la Nouvelle Orleans et à son retour à la vie après le drame de l’ouragan Katrina.

Ricardo Pascal © Stéphane Barthod

Ricardo Pascal © Stéphane Barthod

L’émotion est intense quand, pour le rappel, elle rend hommage à Prince en reprenant « Purple Rain », un titre qu’elle avait justement interprété il y dix ans ici même aux côtés de Louis Winsberg.

Le public debout pour le rappel © Stéphane Barthod

Le public debout pour le rappel © Stéphane Barthod

Titre#2 2018

Texte#2 2018

> Lire

Titre #1 2018

Texte #1 2018

> Lire