(Stéphane Barthod le 02/05/2016)

Sous le soleil exactement, Jazz sous les Pommiers nous a offert un dimanche tout en contrastes : grand(s) écart(s) en effet entre les décibels dansants de Chico Trujillo, le Megapulse de Céline Bonacina, le troublant « rara » des haïtiens de Follow Jah, la folie poétique du Ping Pang quartet et les percussions festives de Pomélé…

Quel rapport entre Cherbourg et Salvador de Bahia ? La batucada Pomélé ! Ce groupe de percussionnistes du nord de la Manche, tout de rouge, orange et noir vêtus, nous fait partager sa bonne humeur communicative… Caixas, surdos, tambourins, agogos, cuicas et timbas sont au rendez-vous Square de l’Évêché et le public se laisse emporter joyeusement par ce maelstrom rythmique…

pomele

Pomélé © Stéphane Barthod

Même lieu mais ambiance radicalement différente avec Follow Jah. Cette « bande à pied » – marching band – d’Haïti jouant de diverses percussions, de cornets et de trompes offre une musique hypnotique et troublante, mêlant musique vaudou, méringue, konpa, dans un tourbillon polyphonique lancinant et obsédant où l’on devine, derrière les rythmes entraînants, l’ombre de douleurs enfouies.

 

Band à pied Follow Jah © Stéphane Barthod

Band à pied Follow Jah © Stéphane Barthod

Sous le Magic Mirrors, avec le Ping Pang quartet, mené tambour battant par Denis Charolles, les chansons – notamment d’Albert Marcoeur – se mêlent au jazz d’Eric Dolphy ou de Joachim Khun. Et souffle un grand vent de liberté, un grand moment de joyeux partage avec un public qui n’a d’autre choix que de jouer le jeu… pour son plus grand plaisir !

Ping Pang quartet © Stéphane Barthod

Ping Pang quartet © Stéphane Barthod

#JSLP2018 : Le blog !
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Pendant toute la semaine du festival, à partir du 5 mai, retrouvez le blog Jazz sous les pommiers ! Reportages et comptes-rendus signés Stéphane Barthod

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