C’est toute une vie qui se déroule pour nous ce soir, une vie d’engagements au travers de la musique, qu’elle a toujours associée avec l’émancipation des femmes.
Tout commence au Bénin et le début du concert nous ramène en Afrique. Après une courte introduction instrumentale du guitariste Dominic James et du percussionniste Marcos Lopez, la chanteuse arrive sur scène, bientôt rejointe par son invité exceptionnel Erik Truffaz qui viendra régulièrement à ses côtés tout au long de la soirée. La chanteuse évoque son enfance et l‘importance de la passion de ses parents pour l’éducation : comprendre les autres cultures pour lutter contre l’obscurantisme. En 1983, elle fuit la dictature communiste de son pays et arrive à Paris. Elle évoque sa découverte d’Higelin, Bashung, Gainsbourg, dont elle reprend ce soir « Ces petits riens » avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité. C’est à Paris également qu’elle rencontre Nina Simone à qui elle rend ici hommage avec sa reprise de “Ne me quitte pas”, glissant doucement vers des rythmes afro-cubains. La chanteuse se réapproprie également le répertoire des Talkings Heads et plus particulièrement de l’album “Remain in Light”, juste retour vers l’Afrique d’un répertoire inspiré notamment par l’Afrobeat de Fela Kuti. Présence de l’Afrique également et importance des femmes dans un monde dominé par les hommes dans la musique cubaine, avec la découverte de Celia Cruz, dont elle reprend trois titres. Ses complices sur scène, Dominic James et Marcoz Lopez, “tiennent” la musique, sans fioriture ni esbroufe, sans rien de démonstratif, mais avec une présence remarquable, portant efficacement la voix puissante de la chanteuse.
Angélique Kidjo évoque aussi les débuts de sa conscience politique avec “Redemption Song”, de Bob Marley, un moment particulièrement émouvant de cette soirée riche en émotions. L’ambiance monte d’un cran lorsqu’elle reprend le célèbre “Pata Pata” de Miriam Makeba (« si vous ne le connaissez pas, c’est que vous n’êtes pas de cette planète », assure-t-elle en riant). Le public est debout, certains se mettent à danser et la rejoignent sur scène, les spectateurs chantent avec elle “Mama Africa” et lui font un rappel enthousiaste.

Stéphane Barthod.

Ron Carter, impérial > Lire
miniature

Contrebassiste majeur, Ron Carter nous avait déjà honorés de sa présence en 2011, accompagné par le guitariste Russel Malone et le regretté pianiste Mulgrew Miller.

La bossa de Tom Jobim revisitée par le SF Jazz Collective > Lire
miniature

Regroupant quelques-uns des meilleurs musiciens de la côte Ouest, le SF Jazz Collective est né en 2004 et reprend tous les ans les compositions d’un artiste jazz ou pop.

Yves Rousseau et Jean-Marc Larché à la cathédrale > Lire
miniature

Nous évoquions samedi, après le concert de Franck Tortiller, la première résidence de musiciens à Jazz sous les Pommiers.

Théo Girard : la musique en 3D > Lire
miniature

Berlioz en son temps avait révolutionné l’organisation de l’orchestre (lire son « Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes »). Il avait pensé la localisation des musiciens en fonction de la sonorité des instruments.

Voyage en Orient de Sophie Alour > Lire
miniature

Une création sous le signe du voyage pour Sophie Alour, qui s’éloigne pour l’occasion des standards qu’elle revisitait sur son précédent album.

Cécile McLorin Salvant, enchanteresse > Lire
miniature

En 2014, de nombreux festivaliers ont découvert pour la première fois Cécile McLorin Salvant, accompagnée du trio d’Aaron Diehl.

Django toujours moderne avec le trio de Théo Ceccaldi > Lire
miniature

Django Reinhardt est décidément très présent cette année à Jazz sous les Pommiers.

Raphaël Imbert : à quoi sert la musique ? > Lire
miniature

Deux jeudis par mois, Raphael Imbert et le pianiste Johan Farjot animent des conférences-concerts au Bal Blomet à Paris, le plus ancien club de jazz d’Europe en activité.

Anne Paceo et les MC > Lire
miniature

Batteuse de toutes les rencontres, sans œillères, Anne Paceo nous propose une nouvelle création ce soir : "Rewind"

Joshua Redman, entre USA et Europe avec le trio Reis Demuth Wiltgen > Lire
miniature

On se souvient d’un précédent passage de Joshua Redman à Coutances, lorsqu’il était venu jouer en duo avec Brad Mehldau.

Retour aux sources du Mississippi pour les frères Moutin > Lire
miniature

En septembre 2018, le Moutin Factory quintet a effectué une tournée le long du Mississippi, qui a mené les cinq compagnons de la Nouvelle Orléans à Chicago .

Philip Catherine : lyrique et sensible > Lire
miniature

C’est avec un réel bonheur qu’on retrouve Philip Catherine à Coutances. Il nous avait déjà rendu visite en 2001 et en 2009.

Laurent de Wilde : enfin Monk ! > Lire
miniature

Voilà plus de vingt ans que Laurent de Wilde a écrit « Monk », un ouvrage devenu rapidement une référence sur l’immense jazzman.

Blues-rock à tous les étages > Lire
miniature

Les traditionnelles soirées blues du mardi se succèdent et ne se ressemblent pas d’une année à l’autre.

Patchwork musical pour le dimanche en fanfare > Lire
miniature

Malgré un temps un peu gris, les spectateurs ont répondu présent et sont venus en masse à ce traditionnel dimanche en fanfares.

Olivier Ker Ourio « Reunion » autour de La Réunion > Lire
miniature

Un orchestre de feu qui nous a offert cet après-midi un concert éblouissant et une musique euphorisante.

L’Orchestre d’Harmonie et Emmanuel Bex : cinquante nuances d’émotion > Lire
miniature

L’Orchestre d’Harmonie de Coutances est une véritable institution de la ville. Dirigé actuellement par Christophe Grandidier, il a déjà été invité à plusieurs occasions au festival.

Kneebody, quar-quintet énergisant ! > Lire
miniature

Samedi soir, entre jazz, électro et rock, le groupe Kneebody a enflammé le Magic Mirrors.

From Frank to Franck, de Zappa à Tortiller > Lire
miniature

Franck Tortiller et Jazz sous les Pommiers, c’est déjà une longue histoire, puisqu’il a inauguré les résidences du festival en 1994, en trio avec ses compagnons Yves Rousseau et Pascal Vignon.

Le Mobius Ring Trio de Pascal Mabit > Lire
miniature

Changement complet de climat avec la prestation du Mobius Ring Trio de Pascal Mabit sous le Magic Mirrors.