Les traditionnelles soirées blues du mardi se succèdent et ne se ressemblent pas d’une année à l’autre : très roots ou moderne, acoustique ou électrique, grands anciens ou jeunes générations, le blues prend des formes multiples à Jazz sous les Pommiers. Cette année, la tonalité générale est au blues-rock.
En première partie, remplaçant Sonny Landreth, initialement prévu, mais qui a annulé sa tournée européenne, Joanna Connor a mis la barre haut dès le début du concert : chanteuse et guitariste, c’est avant tout avec sa six-cordes qu’elle exprime toute sa fougue, avec un jeu puissant et expressif, qu’on pourrait qualifier parfois de hard-blues… Elle nous a gratifiés notamment d’un étonnant passage au tapping dans la plus pure tradition « Van Halenienne ». Joanna Connor a offert ce soir un concert généreux et intense, courte parenthèse française avant de s’en retourner aux USA pour une longue tournée, principalement à Chicago.

Avec Melvin Taylor, on reste dans un blues électrique, qui n’hésite pas à s’ouvrir largement à d’autres styles : funk, jazz, soul, rock… le répertoire qu’il reprend ici intègre aussi bien des titres de Santana que le fameux « Unchain My Heart », chanté à l’origine par Ray Charles et popularisé plus tard par Joe Cocker. Influencé aussi bien par Albert King, Wes Montgomery que Jimi Hendrix, son jeu de guitare est riche et expressif, très ouvert, mais revient en permanence aux racines du blues.

Une soirée blues-rock chaude et entraînante, qui pose la question suivante : où donc nous emmènera la soirée blues l’année prochaine ? Rendez-vous est pris…

Stéphane Barthod.

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