Kneebody, c’est un quintet : deux soufflants, le saxophoniste Ben Wendel et le trompettiste Shane Endsley, un claviste, Adam Benjamin, et une rythmique basse-batterie… tenue par Nate Wood, depuis le départ du bassiste Kaveh Rastegar. C’est donc maintenant un quartet à cinq instruments, puisque Nate Wood officie simultanément à la batterie et à la basse… Tout le monde suit ?
Kneebody, c’est aussi une musique percutante, explosive et inclassable, même si on peut par certains aspects la rapprocher de celle de Snarky Puppy. Les membre du groupe ont tous leur propre formation et collaborent individuellement à de nombreux projets – avec Tigran Hamasyan, Pearl Jam, Steve Coleman, Dave Douglas et bien d’autres –, mais Kneebody reste leur terrain d’expérimentation favori. Chaque concert est différent, et l’on sentait bien ce soir le plaisir qu’avaient les compères à se surprendre réciproquement. Un signe qui ne trompe pas : de nombreux musiciens jouant ce weekend au festival était présents dans la salle pour applaudir le quartet, notamment le saxophoniste Éric Prost, enthousiaste, qui s’exclamait en les écoutant “C’est de la science-fiction !”

Les spectateurs qui ont eu la chance d’assister au concert ont été conquis, et le lendemain, à la « boutique volante » de l’OCEP installée devant le théâtre, les derniers disques disponibles du groupe ont rapidement trouvé acquéreur…

Stéphane Barthod.