Emmanuel Bex rendait dimanche après-midi hommage au blues au théâtre de Coutances. Au même moment, à quelques encâblures de là, sur l’esplanade des Unelles, on pouvait écouter Olivier Ker Ourio, avec qui il a joué à plusieurs occasions.

Quelques encâblures, et quelques milliers de kilomètres à la fois, en plein océan Indien. L’Orkes Pei d’OKO qui joue ici, c’est en effet « l’Orchestre Pays d’Olivier Ker Ourio », et le pays en question, c’est La Réunion, où l’harmoniciste a passé son enfance – ses ancêtres bretons s’y étaient installés en 1728 –. Une formation « grand luxe » pour jouer un répertoire associant compositions personnelles, notamment « Magic tree », classiques réunionnais réarrangés, comme « Petite fleur aimée », emblématique de l’île, et titres de Danyel Waro (« Batarsité »). Aux côtés du leader, on retrouve quelques pointures de la métropole – Eric Séva, Stéphane Chausse, Frédéric Couderc et Denis Leloup –, ainsi que d’outre-mer : Jerry Léonide, pianiste originaire de l’Île Maurice, le batteur guadeloupéen Arnaud Dolmen, et Teddy Sorres, jeune bassiste de La Réunion à découvrir absolument… Le percussionniste Inor Sotolongo, d’origine cubaine, fait également partie de l’aventure. Bref, un orchestre de feu qui nous a offert cet après-midi un concert éblouissant et une musique euphorisante.

Stéphane Barthod.