Comment proposer un concert joué par des personnes n’ayant pour la plupart jamais touché à un instrument de musique ? La réponse nous est donnée ce dimanche avec la PANfare, ses “panfarons” et “panfaronnes”.

Inspiré de la Fanfare de la Touffe, conçue en 1995 par Michel Doneda, le principe est simple : proposer à tout un chacun de prendre en main – et en bouche – un instrument de la famille des cuivres lors d’une répétition ludique, et mettre en place un système de direction d’orchestre inspiré du Sound Painting, un ensemble de gestes codifiés indiquant de manière aussi simple et directe que possible quoi faire : plus fort, moins fort, montées ou descentes progressives, etc. Il ne s’agit pas ici de jouer des notes, mais de travailler en direct la masse sonore de l’orchestre. Principe simple, mais réalisation délicate : il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, il faut que ça “fonctionne”. Le pari est ici gagné, les amateurs de la PANfare étant soutenus par quelques musiciens professionnels assurant à la fois la trame rythmique et les solos. À la direction, Samuel Belhomme a su en permanence maintenir le juste équilibre, offrant aux spectateurs ravis une musique intrigante, à la fois libre et structurée… Une belle expérience de partage !

Texte et photos : © Stéphane Barthod
#JSLP2018 : Le blog !
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Pendant toute la semaine du festival, à partir du 5 mai, retrouvez le blog Jazz sous les pommiers ! Reportages et comptes-rendus signés Stéphane Barthod

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