Après le trio acoustique de Théo Girard, on passe à quelque chose de nettement électrique avec le quintet Ishkero et son jazz progressif nourri de nombreuses influences, des années 70 à aujourd’hui, entre rock, jazz, classique et électro…

Après Tchoutchoupa qui installe le climat, Retro démarre sur une rythmique musclée sur laquelle le flûtiste Adrien Duterte pose une mélodie douce et lumineuse, la composition associant énergie et moments d’apaisement. Leviosa, ensuite, commence avec de légers arpèges de guitare, une flûte rêveuse, un tapis de synthé avant de monter en puissance, évoquant quelques grands moments du rock progressif. On retrouve cet esprit sur Garde aux climats changeants. Bis / Bis Bis, enfin, groovant à souhait, n’aurait pas dépareillé dans une BO des seventies.

Une énergie communicative, des compositions subtiles qui servent d’écrin à des solos inspirés et généreux… Ishkero est à coup sûr une formation à suivre de près.

Texte et photos : Stéphane Barthod