On connaît l’amour de Sylvain Rifflet pour la musique de Stan Getz, qu’il a déjà exprimé au travers de son album Refocus en 2017. Il revisite ce soir, avec Remember Stan Getz, plusieurs périodes de la vaste carrière du saxophoniste dont la sonorité unique, douce et délicate, y compris dans les titres les plus enlevés, lui a valu le surnom de The Sound.

Après une introduction à deux voix avec Airelle Besson, nous rappelant au passage leur parcours commun au sein de la formation Rockingchair, Sylvain Rifflet laisse la place à Julien Loureau pour un Pennies From Heaven très swinguant et enjoué.

Il était impossible d’évoquer Stan Getz sans revenir sur la bossa nova, qui l’a fait connaitre dans le grand public au travers de son compagnonnage avec Joao Gilberto. C’est sous forme d’un medley que cette période est abordée ici, avec l’incontournable Girl From Ipanema bien sûr, que le saxophoniste reprend tout en nuances sur des cordes de velours, mais également d’autres titres parfois moins connus : Mania de Maria, interprété avec Airelle Besson, ainsi que Zingaro avec Julien Loureau et la chanteuse Célia Kaméni. Ce tour d’horizon s’achève avec le subtil Menina Flor.

L’arrivée de la voix sur cette partie dédiée à la bossa nova nous amène naturellement à une autre période de la carrière de Stan Getz, lorsqu’au début des années 90, le producteur Jean-Pierre Allard avait réuni le saxophoniste et la chanteuse Abbey Lincoln. Célia Kaméni reprend avec sensibilité et chaleur deux magnifiques ballades : Bird Alone et Throw It Away, un titre tiré d’un autre album de la chanteuse, dont le superbe arrangement pour cordes de Laurent Cugny a été repris ici.

On revient par la suite au début des années 70, époque à laquelle Getz avait formé un quartet européen avec René Thomas, Bernard Lubat et Eddy Louiss, dont la composition Dum! Dum! est joué à deux saxophone ce soir, donnant l’occasion de mettre en contraste les sonorités de Julien Loureau et de Sylvain Rifflet.
Il était impossible de rendre hommage à Stan Getz sans évoquer Focus, entre jazz et classique, considéré par Sylvain Rifflet comme le meilleur album du saxophoniste. Quatre titres y reviennent : deux repris du disque original, Her et I’m Late, I’m Late, les deux autres étant des compositions de Rifflet, Night Run et Harlequin On The Strings, extraites de son propre album Refocus, hommage en forme d’écho à l’original.

Pour le rappel, les musiciens reviennent à la période brésilienne avec O Grande Amor, la bossa préférée de Sylvain Rifflet, qui vient conclure cette superbe soirée, variée et pleine de chaleur.

Texte et photos : Stéphane Barthod

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